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LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU 21 OCTOBRE 2019


Paul Chemetov : "Mon destin d’architecte a été scellé à Châteauroux"

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« Gardons un rapport inventif au monde », suggère l’architecte Paul Chemetov.

« Gardons un rapport inventif au monde », suggère l’architecte Paul Chemetov.
© Photo NR

Châteauroux. L’architecte de 91 ans a vécu dans l’Indre pendant l’Occupation. Le Grand Prix national d’architecture (1980) tenait une conférence, vendredi.

Que vous évoque Châteauroux ?« Très bizarrement, mon destin d’architecte a été scellé à Châteauroux. Jacques Barge, l’architecte du centre social, avait fait aux élèves du lycée (Jean-Giraudoux où a été scolarisé Paul Chemetov plusieurs années), une conférence sur le métier d’architecte. Ça m’avait plu. Puis, un orienteur professionnel avait décidé que je devais être architecte. Et enfin, j’ai eu la chance de trouver dans la bibliothèque de Roger Cazala, dont le fils (Jean-François) était mon condisciple et mon ami à l’école, les bouquins de Le Corbusier. Je n’avais pas 15 ans. Ces bouquins, dans l’atmosphère confinée et oppressante de l’Occupation, c’était des paroles d’espoir sur l’avenir…

Du reste, à l’époque, un professeur m’avait donné un devoir. Et je m’étais inspiré du ton de Le Corbusier. Il m’avait dit : “ Vous ne devriez pas écrire de telles choses par les temps qui courent ”. »

Était-ce un encouragement à l’autocensure ?« Ça correspondait à l’atmosphère générale. Quand on voit que Roger Cazala a été déporté. Et d’autres… »

Vous vous intéressez beaucoup au temps. Pourquoi ?« D’abord, j’ai parcouru un certain temps. Et je reviens dans une ville qui, pour l’essentiel, est la même que celle que j’ai connue, et qui n’est plus la même. Quand vous intervenez en architecture, vous n’êtes jamais le premier, ni le dernier.

L’architecture s’affronte au temps, au lieu et à la mémoire. Chacun a des images dans les yeux qu’il projette. Est-ce que le Châteauroux de Depardieu est le même que le mien, que le vôtre ? L’ensemble de ces touches de Châteauroux forme un bouillon dans lequel barbotent l’architecture et les architectes. »

Vous avez fait vôtre une annotation de Louis XIV sur les plans de Versailles, “ Il faudrait plus d’enfance ”. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?« Je trouve ça génial. Renoir, Matisse et Picasso faisaient des dessins d’enfants. Ils sont devenus peintres. Et ils gardent leur capacité d’émerveillement devant le monde. Ils peuvent nous montrer un autre monde possible. Cette capacité d’enfance, la plupart d’entre nous la perd. Je pense qu’un architecte doit la conserver, comme tout inventeur. »

« Paul Chemetov, être architecte », de Frédéric Lenne. Arléa. 14 €.



Profil

Né le 6 septembre 1928, d’un couple d’intellectuels russes, Paul Chemetov et sa famille quittent la capitale pour Châteauroux pendant l’Occupation. Il suit une partie de sa scolarité à Jean-Giraudoux. Il y fréquente Jean-François Cazala, Claude Moins et Jean Chatelut. En 1947, il intègre l’École nationale supérieure des Beaux-arts à Paris. Il est architecte depuis 1959.

> Dans l’Indre, Paul Chemetov a conçu, à Badecon-le-Pin, la Maison Moins (1965), et à Saint-Benoît-du-Sault, le collège Hervé-Faye (1986), l’ensemble d’habitation « La Grande Ouche » (1986, partiellement détruit en 2018), la gendarmerie (1989) et le gymnase (2008-2009).

> On lui doit aussi le ministère de l’Économie et des Finances, avec Borja Huidobro (1981-1988), l’ambassade de France à New Delhi (1982-1985), l’aménagement du sous-sol des Halles (1985) ou encore la réhabilitation de la grande galerie de l’évolution du Muséum national d’histoire naturelle, avec Borja Huidobro (1989-1994).

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LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU 20 OCTOBRE 2019


Sur la piste des origines de personnalités locales


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Un travail de titan a été réalisé autour de familles locales disparues ou contemporaines.

Un travail de titan a été réalisé autour de familles locales disparues ou contemporaines.
© Photo NR

La Société généalogique du Bas-Berry a recherché les origines d’une trentaine de personnes de la région. Et monté une exposition autour de George Sand.

La Société généalogique du Bas-Berry (SGBB) s’est invitée à La Châtre, le week-end dernier, en présence de trois anciens présidents, dont Michel Gorge et Jacques Talon qui ont vraiment fait décoller la généalogie dans le département de l’Indre.
Pour l’occasion, les adhérents ont réalisé une très belle exposition sur George Sand et ses amis. « Nous avons débordé également sur certains contemporains actuels, précise l’actuel président, Christian Pineau. Nous n’avons cependant pas pu faire tout à fait l’exposition que nous souhaitions car nous n’étions pas assez nombreux, mais nous avons tout de même pu réaliser vingt-deux panneaux nouveaux qui sont venus enrichir ceux déjà existants. »
Une science exigeante A travers eux, plus d’une trentaine de personnalités locales ont été décryptées : Napoléon Orda, Louise Borgia, André Mornet ou encore Lucien Pouget, Marcel Dassault, Laurent Fignon et Serge Descout, actuel président du conseil départemental, pour ne citer qu’eux.
La Châtre et sa région possèdent un potentiel en matière d’histoire et regorgent de nombreux personnages intéressants pour faire des recherches et essayer d’y retrouver les racines. La généalogie est une science qui demande beaucoup de logique. « Autrefois, lorsque l’on débutait la généalogie, on voulait absolument trouver dans les ancêtres des gens de sang bleu. Maintenant, nous savons que pour la plupart nous sommes issus des gens de la terre, sans que cela soit péjoratif. Désormais la généalogie a complètement évolué, l’intérêt s’est développé parce que nos enfants ne vivent plus dans le département et dès ce moment-là, on a besoin de se replonger dans nos racines. »
L’esprit de la SGBB est aussi de travailler de façon pérenne avec les associations locales comme Les Amis du Vieux La Châtre et avec les écoles, quand cela est possible. C’est ainsi que les bénévoles sont allés à la rencontre des élèves de trois classes de l’école primaire Maurice Rollinat. Des panneaux qui sont disponibles et ressortiront selon les besoins.
Site Internet de l’association : www.sgbasberry.sitew.org

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LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU 9 MAI 2019

Les anciens de "Jean-Gi" en assemblée générale

  (cliquer ici).

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LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU 10 AVRIL 2018

La nostalgie des anciens de Jean-Gi

 (cliquer ici).

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EXTRAIT DE LA BOUINOTTE N° 140

14/09/2017 

EXTRAITS DE LA NOUVELLE REPUBLIQUE


Anciens de " Jean-Gi " : un siècle d'histoire

14/04/2017 05:35

 

Claude Jamet entouré de Jacky Frady et de Jean-Louis Vergeade. - Claude Jamet entouré de Jacky Frady et de Jean-Louis Vergeade.

Claude Jamet entouré de Jacky Frady et de Jean-Louis Vergeade.

Les membres de l’Association des anciens élèves du lycée Jean-Giraudoux ont tenu leur assemblée générale.

L'Association des anciens élèves du lycée Jean-Giraudoux, vieille de plus d'un siècle, témoigne de son profond lien avec l'établissement. Ancien élève puis professeur dans ces lieux, Max Viratelle confie : « Attaché au cadre, attaché aux élèves, j'ai toujours trouvé ici une forme d'humanité, une certaine spiritualité liée à la structure. On conserve ici une façon d'enseigner spécifique. »

Réunis autour de Claude Jamet, président de l'amicale, les anciens élèves du lycée se sont retrouvés en assemblée générale, la semaine dernière. « Nous tenons à participer au développement du lycée, précise Jacky Frady, secrétaire. Nous désirons œuvrer pour sa notoriété. Nous organisons aussi des rassemblements festifs, mais charge à nous de dynamiser encore notre association. Nous réfléchissons sur les moyens de la faire évoluer. »
Bernard Lanchais, créateur de jeux, fut chargé d'animer la rencontre.
A l'issue de la réunion, une gerbe a été déposée à la plaque du souvenir, sous les arcades de la cour d'honneur, une façon de pérenniser la mémoire des anciens.


Cor. NR, F.D.

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Anciens de " Jean-Gi " : les rangs élargis

28/04/2016 05:32


Jacky Frady assure le secrétariat général de l'association. - Jacky Frady assure le secrétariat général de l'association.

Jacky FRADY assure le secrétariat général de l'association.


L'association des Anciens Elèves du Lycée Jean-Giraudoux (« Jean-Gi ») a tenu son assemblée générale samedi dernier, dans les locaux du Lycée.

Au cours de cette dernière année, Paul DUPUIS, secrétaire, et Roger MACé, trésorier, ont mis fin à leurs fonctions respectives au sein de l'association, « pour des raisons de santé », précise Jacky FRADY, qui a accepté d'assurer le secrétariat général.

Cet ancien élève propose une modification des statuts de l'association, afin que puisse devenir membre « tout ancien élève de toute génération, quelle que soit la durée passée au lycée, tout professeur et ancien professeur, toute personne appartenant ou ayant appartenu au personnel d'encadrement ou de surveillance, tout agent professionnel ou personnel d'administration, tout parent d’ancien membre de l'amicale, tout parent d'ancien élève, toute personne ayant eu des activités particulièrement bénéfiques pour l’établissement ou les élèves… ».

Danièle VICENTE, Proviseur du lycée, a tenu à saluer Jacques GRESLIER, Conservateur du musée du lycée. « Il nous a malheureusement présenté sa démission. Il entretenait le musée, l'enrichissait, répondait à toutes nos demandes de visites. Il va manquer à l'équipe pédagogique du lycée. »

Un titulaire à l'Académie de Médecine

Le groupe parisien des anciens élèves a également tenu à faire passer un fait marquant : Bernard NORDLINGER, ancien élève de l'établissement et spécialiste de la chirurgie digestive, a été élu, l'an dernier, membre titulaire de l'Académie de Médecine.

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Bernard Lanchais a rêvé les plus beaux jouets

04/05/2016 05:41

Jean-Charles Bourrier, président de la Société de la Légion d'honneur, a remis la médaille de l'ONM à Bernard Lanchais, en présence de nombreux invités.

Le fondateur des Ateliers Bernard Lanchais, de Châteauroux, a été promu dans l’ordre national du Mérite, samedi. Une vie consacrée à l’innovation.

Papy, on est très fier de toi ! Manon, la petite-fille de Bernard Lanchais, a apporté cette touche émouvante et enfantine à la carrière de son grand-père qui, lui-même, a toujours gardé une âme d'enfant. Bernard Lanchais, c'est le Monsieur Jouet du département, avec une renommée qui s'étend au-delà des frontières : onze Grands Prix du jouet, quatre labels de l'Observateur du design et autant de trophées nationaux et internationaux. « A mi-chemin entre l'artiste et l'industriel, vous avez aussi occupé les fonctions de président de l'Union française des designers industriels pour la région Centre, Auvergne et Limousin », dit de lui le général Bourrier.

Deux millions de jouets par an

Devant un parterre de chefs d'entreprises et de personnalités, rassemblés dans le Café Équinoxe, samedi soir, Jean-Charles Bourrier, président de la Société des membres de la Légion d'honneur, a promu au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite, Bernard Lanchais, aujourd'hui président de BerryLab 36, installé à HEI Campus Centre.Le parcours de ce Castelroussin de 65 ans, né rue de la Gare, ne tiendrait pas en six volumes. C'est en 1967 qu'il intègre l'école des Beaux-Arts de Bourges puis l'école Camondo de Paris, où il présente sa première thèse sur les jeux du monde. En 1971, il intègre le groupe Hachette, modestement : « Je me suis présenté avec un jeu qui ne valait pas grand-chose, c'était un jeu pour découvrir les vitraux de la cathédrale de Chartres ». Plus tard, il fonde les Ateliers Bernard Lanchais (Studios ABL), à Châteauroux : « Quand j'ai commencé ce métier, il y a quarante-cinq ans, il n'existait pas… ». Le designer s'adapte aux technologies du numérique et au marché. Toujours à la pointe « avec le souci de développer l'éveil, la motricité et la créativité de l'enfant », rappelle le général. Une cinquantaine de produits sortent chaque année des Studios ABL, pour les plus grandes marques dont Disney, avec près de deux millions de jouets vendus par an. « En 2012, vous avez un nouveau concept, un jouet biodégradable à base d'amidon végétal et il y a aussi votre collaboration avec Gérard Coulon, historien, pour un jeu de société dédié au Berry ». Bernard Lanchais, il est comme ça. Il ne s'arrête jamais. Son épouse, Françoise, non plus. Elle l'a suivi dans tous les Salons, de Tokyo à Hongkong en passant par New York ou Hambourg.

Jacky Courtin jacky.courtin@nrco.fr

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EXTRAIT DU MAGAZINE LA BOUINOTTE N° 132